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Vincent, notre horloger

 

Nous vous l’avions annoncé, durant les prochains mois, nous allons avoir le plaisir de vous faire découvrir notre équipe et nos savoir-faire. Après Candice, notre nouvelle responsable e-commerce, voici un focus sur notre horloger, Vincent. Voila plus de 20 ans qu’il fait partie intégrante de notre belle maison et c’est avec beaucoup de plaisir qu’il nous en dit plus sur son parcours et sur l’amour de la belle horlogerie qui l’anime.

Peux-tu nous parler de ton parcours et de ta rencontre avec Rullière-Bernard?

 

J’ai un parcours scolaire classique, avec un bac qui n’existe plus ! Il s’agit du F1 « Construction mécanique » qui mettait en avant les maths et la physique. Je me suis ensuite dirigé vers un IUT mais qui ne m’a pas plu du tout… Je cherchais quelque chose de plus concret. C’est à cette époque-là, au hasard des rencontres, que j’ai découvert Rullière-Bernard.

Je connaissais très bien Charles et Franck Rousset, car je faisais de la moto avec eux. Depuis l’âge de 14 ans, je les côtoyais tous les weekends dans le cadre de compétitions. Nous avons toujours été passionnés de sport mécanique. J’ai ainsi été plusieurs fois champion de France de Trial et d’Enduro, car je ne conçois pas de faire les choses à moitié. Charles et Franck avaient, eux aussi, cet esprit compétiteur.

 

La maison souhaitait depuis quelques temps déjà compléter son équipe avec un second horloger, formé aux nouvelles méthodes et aux nouvelles exigences du métier. Je suis venu faire quelques mises à taille, quelques changements de cuir, et autres petites interventions. J’y ai trouvé un vrai intérêt car j’ai vu de la belle mécanique.

 

 

Je suis donc parti à Besançon pour une formation en horlogerie de 14 mois. J’ai ensuite perfectionné ma pratique en stage, directement auprès des marques que nous distribuions, Charles et Franck Rousset les ont sollicités afin que nous obtenions leurs agréments et ainsi traiter dans notre atelier le maximum de service.

 

 

Qu’est ce qui t’anime dans ton métier ?

 

J’aime pouvoir me dire que je peux intervenir techniquement. J’aime la découverte. Même sans connaitre les milliers de mécaniques qui peuvent exister, je peux ouvrir les montres, comprendre comment elles ont été conçues, les réparer lorsque cela est possible, et trouver une solution.

 

 

Si tu devais choisir une pièce dans la boutique ?

 

Actuellement, j’avoue avoir un faible pour les Omega céramique, car elles touchent vraiment à l’affect. Il y a quelques années encore, un boitier en céramique était impossible à imaginer. Puis cela a été possible, mais très difficile à concevoir en série. Un montre, c’est facile à réaliser. Je peux faire une pièce unique, ce n’est pas complexe. Mais en faire deux, c’est déjà un défi. En faire dix, c’est une mini-série. C’est là que l’on peut distinguer l’artisan de l’artiste.

En ce qui me concerne, les pièces uniques ne m’intéressent pas plus que cela. A contrario, fabriquer des montres en céramique, même en petit nombre est une prouesse. Il a fallu trouver et mettre en place des techniques. Il a été nécessaire de trouver comment travailler la céramique, comment l’usiner, comment la fiabiliser, puis la décliner : blanche, grise ou noire, le tout avec un mouvement chrono co-axial garanti 4 ans. C’est pour moi la pièce la plus aboutie, aujourd’hui, techniquement. Elle est bluffante. Le nom, lui aussi est très évocateur : « Dark side », « Grey side » et « White side »…

 

Qu’évoque pour toi la montre ?

 

C’est très compliqué. Aujourd’hui, notre société fait que l’on a besoin de voir s’écouler le temps. C’est une notion indispensable. Au poignet, sur un écran, etc… L’heure est une nécessité, certes, mais qui parle aussi à l’affect. Cela prend tout son sens quand elle devient un cadeau symbolique : la montre d’une Première Communion, celle que les parents offrent, la première belle montre achetée après avoir mis des sous de côté.

Et puis, elle peut commencer ou recommencer à compter le temps à partir d »un moment choisi, comme une montre offerte pour la naissance d’un enfant. Elle comptera alors le temps depuis cet évènement et dans 20 ans, 30 ans, elle pourra être transmise à son tour. Pour certains, ce sera un achat insignifiant, pour d’autres ce sera bien plus marquant. Mais elle reste, pour beaucoup d’entre nous, un bijou auquel s’attache une vraie signification…

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